Tartan et carreaux : les imprimés phares de la mode Automne Hiver 2025
Le tartan ne se démode jamais : conseils pratiques pour porter le motif à carreaux et le tissu écossais emblématique.
Il y a des saisons qui commencent par un son. L’Automne-Hiver 2025 a le rythme doux de la laine qui se plie sous une lumière plus froide, du froissement des feuilles mouillées sur les trottoirs et du cliquetis d’un appareil photo capturant la texture parfaite d’un manteau à carreaux.
Le tartan et le check, deux variations d’un même langage visuel, reviennent sur le devant de la scène mode. Non pas comme de simples clins d’œil rétro, mais comme les symboles d’une élégance capable de changer de perspective.
Sur les podiums de Miu Miu, Burberry, Chloé ou Alexander McQueen, les imprimés à carreaux deviennent le nouveau vocabulaire de l’hiver : plus graphiques, plus intimes, plus conscients.
Il y a une douceur silencieuse dans ces motifs. Quelque chose qui sent le biscuit écossais au beurre qui s’émiette entre les doigts pendant qu’il pleut dehors, et la photo argentique où la lumière, imparfaite, reste pourtant authentique.
Le tartan vit de cette nostalgie légère : contemporaine sans être mélancolique.
Comment faire parler une pièce à carreaux
Un vêtement à carreaux est une construction d’image : il a la force d’une photographie bien composée. Il joue avec la lumière, sculpte la silhouette, raconte le caractère de celle ou celui qui le porte.
Porté sur un pull crème ou un col roulé anthracite, il devient un équilibre de rythme et de proportions ; associé à un mini sac et à des bottes à la coupe nette, il se transforme en manifeste de style.
Le tartan, plus que tout autre motif, est naturellement photogénique. Il change de ton selon la météo, le mouvement, la lumière qui le traverse. C’est un motif dynamique : frontal lorsqu’il est porté avec rigueur, cinématographique lorsqu’il se laisse porter par le vent. Il donne la cadence, construit l’atmosphère, suggère une histoire.
Le charme graphique du check : entre college, punk et couture
Dans la mémoire visuelle collective, le carreau est un pont entre les mondes. Il a habillé les uniformes des écolières anglaises, les vestes rebelles des Sex Pistols, les jupes impertinentes de Debbie Harry et les tailleurs sur mesure des défilés couture. Chaque époque l’a représenté à sa manière sur vinyle, sur pellicule, sur papier glacé.
En 2025, son retour a le goût de la réinterprétation. Les jupes midi plissées se portent avec des blazers oversize et des bottes de motard, dans un mélange de rigueur et de désinvolture ; les robes courtes en tartan se parent de fils de lurex, prêtes à briller sous un projecteur ou dans l’ambiance feutrée d’un club de jazz.
Et lorsqu’il est porté, dans les tons chauds d’une rue parisienne ou le blanc laiteux d’un matin londonien, il devient une émotion visuelle.
L’esthétique de la chaleur
Dans son retour le plus mature, le tartan se charge d’un sentiment de confort visuel. C’est la réponse sophistiquée au désir de chaleur, sans jamais tomber dans la nostalgie. Il évoque les après-midis d’automne qui s’étirent, le parfum du thé chaud, le plaisir tactile d’un tissu qui respire.
Porter le tartan aujourd’hui, c’est retrouver une forme d’intimité dans le chaos visuel du présent. C’est une invitation à la lenteur, comme un vinyle qui tourne doucement ou une photo argentique qui se révèle dans la pénombre du laboratoire.
Son charme réside dans la permanence, le soin, le détail.
Motif tartan : le retour d’un classique hivernal
Le tartan est une réinterprétation continue. Une grille de lignes qui retient le temps, comme un cadre qui ne se ferme jamais tout à fait. Chaque saison l’interprète différemment, et pourtant il reste reconnaissable, familier, profondément humain.
C’est peut-être là le secret de son succès : sa capacité à évoquer quelque chose de chaud, de domestique, d’authentique.
Une émotion qui sent la maison, mais s’habille de ville qui traverse les générations et les tendances, en restant fidèle à elle-même alors que tout autour change.
Et quand, entre les vitrines embuées et les premières ombres de décembre, une pièce à carreaux traverse la rue, on croirait presque l’entendre : le son discret d’une mode qui sait durer.
Le tartan, c’est cela : un refuge visuel et sensoriel.